
Lorsque je regarde cette mosaïque d’images, je vois bien plus que des fresques.
Je revois une année entière.
Des milliers de kilomètres parcourus avec notre atelier voyageur, du Nord jusqu’au Morbihan, en passant par la Loire-Atlantique, la Somme, l’Aine et la Vendée. Des routes, des cafés avalés au lever du jour, des escabeaux chargés dans ma minuscule voiture, des pots de peinture qui s’entrechoquent et cette petite excitation qui revient avant chaque nouveau projet.
Chaque établissement possède son histoire.
Chaque mur possède sa personnalité.
Et chaque rencontre vient enrichir un peu plus la mienne.
Au fil des mois, les murs gris sont devenus des jardins extraordinaires, des océans imaginaires, des forêts enchantées ou des paysages colorés. Mais au fond, les murs n’ont jamais été le véritable sujet.
Ils ne sont qu’un support.
Ce qui m’anime, ce sont les personnes qui les transforment avec moi.
Les véritables artistes
Cette année encore, j’ai rencontré des centaines d’enfants.
Des petits qui peignent sans se poser de questions.
Des plus grands qui n’osent pas toujours prendre un pinceau de peur de « mal faire ».
Et puis ceux qui reviennent chaque récréation.
Ceux qui observent longtemps avant d’oser.
Ceux qui découvrent qu’ils sont capables.
Je repense souvent à Tom.
Ce petit rêveur qui venait contempler la fresque chaque matin, comme on regarde une fenêtre ouverte sur un autre monde.
À Élie aussi.
Lui qui pensait ne jamais pouvoir devenir artiste et qui, le temps d’un atelier, a découvert qu’il possédait une patience et une concentration dont lui-même ne se croyait pas capable.
Des Tom.
Des Élie.
J’en rencontre partout.
Et chacun d’eux me rappelle pourquoi je continue de parcourir la France.
Une fresque, ce n’est jamais seulement de la peinture
On me demande souvent combien de litres de peinture il faut.
Combien de mètres carrés.
Combien de jours de travail.
La vérité, c’est qu’une fresque collaborative ne se mesure pas en mètres carrés.
Elle se mesure en sourires.
En regards qui changent.
En élèves qui prennent confiance.
En enseignants qui finissent eux aussi par attraper un pinceau.
En ATSEM, animateurs, personnels techniques ou agents municipaux qui laissent discrètement leur trace sur le mur.
Une fresque collaborative raconte toujours l’histoire de celles et ceux qui l’ont construite.
Lorsque je quitte une école, je laisse des couleurs.
Mais je repars aussi avec beaucoup plus que je n’ai apporté.
Merci
Merci à toutes les écoles, collèges, lycées, collectivités, centres de loisirs, équipes pédagogiques, enseignants, ATSEM, animateurs et élus qui m’ont ouvert leurs portes cette année.
Merci pour votre confiance.
Merci de croire que l’art peut transformer un lieu… mais aussi les liens entre les personnes qui le vivent au quotidien.
Et merci aux enfants.
Vous êtes, sans le savoir, une immense source d’inspiration.
L’aventure continue…
Notre atelier voyageur reprend déjà la route.
En 2026-2027, plusieurs fresques participatives sont d’ores et déjà programmées entre les Côtes-d’Armor, la Manche, le Calvados et la Somme.
Il reste encore quelques dates disponibles.
Que vous soyez une école, une mairie, un collège, un lycée, un centre de loisirs, une maison de quartier, un EHPAD ou même un particulier, si vous rêvez de transformer un mur en une œuvre collective, je serai heureuse de construire cette aventure à vos côtés.
Parce qu’au fond, ce ne sont pas les murs qui m’intéressent.
Ce sont toutes les histoires qu’ils vont raconter.
À très bientôt, quelque part sur les routes de France…
Valérie Rodriguez – Folk & Gipsy
Artiste peintre • Illustratrice • Fresquiste collaborative
Calendrier 2026-2027 ouvert



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